Le plus souvent, les gens associent le nom de Glenn Gould à Jean Sebastian Bach (dont je déteste les enregistrements qui n’ont strictement aucun ; c’est sans doute impressionnant sur la plan de la structure aux “rayon X”, mais ça n’a aucun sens musical comme le montre – et ça résume tout – son Aria des Goldberg. Ce qu’il a fait de mieux ce n’est pas Bach mais les dernières sonates de Haydn, les pièces de Richard Strauss et le piano de Brahms. At aussi Byrd et Gibbons. Voilà, c’est dit.
Ah oui, j’allais oublier que si Glenn Gould joue (musicalement) comme un pied, il dit parfois des choses très intéressantes – notamment cette phrase que je trouve magnifique :
“The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenalin, but rather the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity”.
En français ça donne : “Le but de l’art n’est pas de libérer une soudaine éjection d’adrénalnine, mais c’est plutôt la construction progressive, sur la durée d’une vie, d’un état d’émerveillement et de sérénité”. C’est beau non ?
C’est trés beau oui, mais on dit que la plupart des artistes sont de grands tourmentés.
D’ailleurs, on ne crée de belles choses que dans la souffrance …
Pomme