Mes haïkus préférés
octobre 22, 2003 par switchie
Je dépose quelques Haikus ici, à la queue leu leu, mais s’il vous plait, n’en lisez qu’un seul à la fois ! Sinon ça n’a pas de sens.
Faire un vrai haïku, dit Bashô, c’est rare ;
en faire dix au cours d’une vie, c’est être un maître.

“Dans le champ près du portail,
Agaçant le chat
Tombent les feuilles mortes”
(Issa)
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L’automne est bien là
Ce qui me le fit comprendre
C’est l’éternuement !
Buson
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Dessiné d’un doit
sur la vite givrée
ah ! le mont Fuji !
Anon.
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Martin-pêcheur
Sur tes plumes mouillées
Le reflet du couchant
Tôri
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Brise du soir
Le ruisseau se divise
Autour des pattes du héron bleu
Buson
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Ne possédant rien
comme mon coeur est léger
comme l’air est frais.
Issa
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Sur la grosse cloche
un papillon dort
profondément
Buson
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Même mon ombre
est en pleine forme
premier matin de printemps
Issa
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Délice
de traverser la rivière d’été
sandales à la main !
Buson
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Oh une luciole qui vole
je voulais crier “regarde!”
mais j’étais seul.
Taïgi
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Les montagnes lointaines
se reflètent dans les prunelles
de la libellule
Issa
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Le voleur a tout emporté
sauf la lune
qui était à ma fenête.
Ryôkan
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A force de contempler
les fleurs du cerisier
torticolis
Sôin
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Le saule
peint le vent
sans pinceaux
Saryû
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Le corbeau d’habitude je le hais
mais tout de même… ce matin
sur la neige… !
Basho
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Autres poèmes
“Vous qui revenez du pays natal
vous devez avoir des nouvelles fraîches !
Est-ce que le prunier, quand vous étiez là,
était en fleur, à la fenêtre de chez moi ?”
Wang-Wei 701-761 Peintre, calligraphe, poète, musicien, bouddhiste et économe de mots.
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Autres réflexions poétiques
“Parmi les époques, j’aime le premier mois, le troisième mois, les quatrième et cinquième mois, le septième mois, les huitième et neuvième mois, le douzième mois ; tous ont leur charme dans le cours des saisons. Toute l’année est jolie”. Voilà, Sei Shônagon a dit ce que je pense et je n’ai pas un mot à ajouter. Rien. Ou peut-être juste ceci : le deuxième mois, le sixième et le dizième mois !
(Sei Shônagon, dame d’honneur, attachée à la princesse Sadako qui mourut en l’an 1000. Ses Notes de chevet ont été composées dans les premières années du XIe siècle japonais, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian.