
En m’envoyant gentiment par mail cette Alchemille de son jardin, Anne-Marie me dit : “L’alchemille tire, semble-t-il, son nom de “alchimiste”. Comme les alchimistes - qui avaient besoin de chercher la rosée du matin pour transformer le plomb en or - elle capture en effet les goutelettes d’humidité qui se déposent en petites perles tout autour de son bord dentelé qui restent là très longtemps sur le pourtour comme un collier de perles de verre accrochées autour d’un cou, jusqu’à glisser vers le coeur, recueillies comme dans une coupelle… J’en ai planté plein. Ces petites feuilles sont des sources de plaisir inépuisables : pas un jour où elles ne vous trahissent, tous les matins, les petites perles sont là, et après toutes les pluies aussi. Elles ont, comme vous le savez peut-être, sur des tiges délicates des petites fleurs chartreuse. En tapis sous les roses, une allée d’alchemilles c’est très beau”… Merci Anne Marie !