Vendredi dernier, concert à Saint-Roch avec le Collegium vocale de Gent et Philippe Herrewegue. Trois Cantates de Bach (12, 38 et 146), magnifiques et bouleversantes évidemment et qui m’étaient comme dédiés :
BWV 12 :
Weinen, Klagen,
Sorgen, Zagen,
Angst und Not…
Pleurs, Lamentations / Tourments, Découragement/ Angoisse et détresse.
et la BWV 146 :
Aus Trübsal und grossem Leid
Sollst du fahren in die Freud
Die kein Ohre hat gehöret
Und in Ewigkeit auch währt.
A travers douleur et grande peine / Tu dois voyager pour atteindre une joie / Qui n’appartient à nul lieu / Et attend dans l’éternité.
PS. Comme d’habitude, la même réflexion :
• Le dimanche : églises vides, musique lamentable, prédications dérisoires…
• Le soir : concert de musique sacrée, église bondée de gens qui payent leur place, et une transmission de la spiritualité qui touche au coeur…
Dans un cas, des prètres sans enthousiame ; dans l’autre des musiciens laiques mais passionnés. Or je pense que, paradoxalement, ce sont ces derniers qui transmettent le mieux la foi véritable en chantant les cantates de Bach ou les messes de Byrd, de Josquin ou de Tallis … Comment la hiérarchie de l’Eglise ne se rend-elle pas compte qu’en chassant la musique religieuse qui avait fait l’honneur et la grandeur de la civilisation chrétienne des derniers siècles pour la remplacer par des chansonnettes dérisoires, elle s’est condamnée à vider les églises. Voilà quelque chose que n’avait pas prévu Vatican II : des fidèles qui reviennent le soir et vont même jusqu’à payer leur place pour écouter des chanteurs laiques devenus prédicateurs (un comble !) leur transmettre la foi. Et en latin de surcroît ! Pathétique.
