Tomber dans un calendrier de l’Avent et y rester…
décembre 21, 2003 par switchie

Dans ma famille, depuis que je suis tout petit, pendant toute la période de l’Avent, on ouvre tous les matins, une à une, les petites fenêtres des calendriers de noël… Je sais que maintenant ils en font avec des chocolats et autres fadaises commerciales. Mais de mon temps c’était juste des petites images de villages sous la neige, toutes plus jolies les unes que les autres. Toute ma vie je me suis dit qu’un jour j’ouvrirai une petite porte et, hop, que je passerais de l’autre côté et tomberais à l’intérieur du calendrier ! forcément dans un petit village où ça sentirait bon les pâtisseries de noël, la canelle et le sucre d’orge. Avec plein de neige, et des sapins, et des cloches qui sonnent à toute volée et de la belle musique de Bach. Je dois d’ailleurs être atteint d’un syndrôme assez grave car cela m’arrive de plus en plus souvent. Au Louvre, à l’Academia à Venise, ou au msuée San Marco à Florence (et maintenant sur le web où il y a des sites de musées stupéfiants où les toiles des peuvent être agrandies à plus de 200%), il m’arrive de fixer pendant une heure une petite miniature, et dans la petite miniature un minuscule petit détail : mes yeux se promènent avec des petits personnages habillés d’or et de bleu ou caressent les ailes multicolores d’un ange de l’Annonciation, une paix immense et calme règne alors et soudain, hop, tout bascule : mon regard n’est plus penché sur le tableau, mais dedans, ou plutôt derrière, enfin comment dire, dans la peinture elle-même… Je suis dans le calendrier, dans la petite église, assis sur une chaise et j’écoute des cantates de Bach… Donc voilà, si un jour vous ne me voyez plus, considérez que je serai tombé dans un petit village qui était beau comme un calendrier de noël… et que j’y serai resté. Il y aura un petit numéro sur la porte : celui du jour où j’aurai disparu…
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Manie aussi de disparaître dans les tableaux…