Je vous passe le baratin juridique mais une chose est claire : “le prix d’un produit - nous dit l’Etat - est une information publique qui doit être fournie dans tous les cas, d’une manière explicite et sans nécessité d’interroger le vendeur avant la conclusion de l’achat. Quand le produit est vendu en magasin, le prix doit être indiqué par étiquetage de façon apparente, sans confusion possible et sans que le consommateur ait à le demander”…
Bon, je vous la fais courte mais aujourd’hui je devais envoyer à Anne-Laure le 14e quatuor en ré mineur, La Jeune fille et la Mort de Schubert. Je le grave, je le mets dans un enveloppe, je la ferme, je la pèse, je prends mes timbres et gloups, pas de prix dessus ! Comment affranchir correctement si on ne sait pas combien vaut chaque Marianne ? L’Etat vend les timbres mais se soustrait à l’obligation qu’il impose à tous les français d’afficher le prix des produits de façon explicite. Et la raison donnée est que c’est plus pratique, quand il veut augmenter le prix, de ne pas réimprimer les timbres ; ce qui est tout de même un comble comme argument puisque ça revient à dissimuler la hausse en ne l’affichant pas clairement. On devrait imposer à l’Etat ce qu’il impose aux Français. Point final. Et s’il augmente les prix, eh bien il fait comme tout le monde : il l’écrit dessus. Ah mais !
PS. Je trouve que cette Marianne à la Nef avait beaucoup plus d’allure.
Marre de la Marianne
Pauvre lion du Panshir
Qu’on nous rende les dentelures !
Cela a tout de même un avantage. Même si le prix du timbre augmente, tu pourras l’utiliser sans supplément. Pour une fois que le flou est efficace.