Le capitaine du Titanic était évidemment “positif” !
décembre 21, 2007 par switchie

Il y a une grande différence entre être “positif” ou “négatif” selon qu’on émet un jugement objectif ou subjectif, ou qu’on a ou non la main sur les choses… Le temps, par exemple. S’il pleut en Bretagne, on ne peut évidemment pas y faire grand chose. Le pessimiste qui dira : “merde, y en a marre, on rentre à Paris” est idiot et gâchera tout le séjour. L’optimiste qui dira : “allez, on va manger des huîtres et quand on en sera au café le soleil sera revenu !” a bien raison et je pense comme lui ! Il y a aussi les exercices mentaux où il est bon de s’exercer à “penser positif” pour se mettre en condition psychique de réussir : par exemple Virginie qui joue au tennis me dit qu’elle pense mentalement “je vais mettre la balle dans le carré” quand elle lève sa raquette pour le service. Et elle accompagne même cette attitude “positive” d’un “oui…” retentissant au moment où elle frappe la balle pour être sûre que ça marche encore mieux ! C’est un bon exercice mental et ça aide à gagner : le négatif qui dirait “je ne vais jamais y arriver” n’y arriverait effectivement jamais. Et il casserait l’optimisme des autres, donc nul. Bon, tout ça c’est évident et n’a rien à voir avec certaines critiques que je fais au bureau où je me fais accuser de ne pas être positif. Ce qui me fait enrager, c’est que je ne le fais pas parce que je serais congénitalement ronchon, foncièrement grognon ou délibérément négatif. Mais parce qu’il y a un truc tordu qu’il faudrait absolument corriger très en amont des projets, un problème de méthode, ou d’organisation, ou de bon sens, quelque chose dans la structure de construction qui fait que si on ne critique pas (sous prétexte d’être impérativement positif), le truc ne marchera jamais à l’arrivée. Ou nous fera perdre énormément de temps à faire, défaire, refaire… Ce n’est pas une question de psychologie ou de savoir si, psychologiquement, vous voyez la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. C’est un problème de fond et de méthode qui ne peut pas être résolu si on doit absolument dire que c’est bien quand c’est mal barré. Prenez un architecte qui vous proposerait un plan sur lequel il mettrait le garage au premier étage et la cuisine à la cave. Vous le critiqueriez et il vous répondrait : “mais arrêtez de critiquer, soyez donc positif” …. Vous ne laisseriez pas construire la maison comme ça sans réagir sous prétexte qu’il faut absolument être positif ou en extase devant des plans mal foutus ?
L’image ci-contre représente très bien les circonstances dans lesquelles j’ose émettre une petite critique sur les plans et la méthode. Et où on me vole dans les plumes en me disant “mais ne sois donc pas négatif Eric, fais comme nous : sois positif !” ! Devant un truc aussi mal conçu, comment ne pas émettre une légère critique sur la méthode de construction ? Mais si je critique, on me dit que je ne suis pas “positif” et on me jette dans les orties comme si j’avais une pathologie qui me faisait tout voir de façon négative ! Singulier non ? Quand les choses tournent bien comme des fugues de Bach, je ne critique pas. Quand les gens de la NASA arrivent - par des tours de force d’organisation et de logique - à envoyer des sondes dans le système solaire, je ne critique pas. Mais quand le Titanic fonce sur un iceberg et qu’on me dit qu’il faut que je sois “positif”, là, c’est vrai, j’ai du mal à me retenir ! Il devait y avoir également autour du capitaine des gens qui critiquaient la direction. Et on a du leur répondre : “mais ne soyez donc pas négatifs ! Soyez positifs” ! [arrrghhh].
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Ceci était évidemment un petit post-scriptum au post précédent :-)
Autres aspects de la vie au bureau…
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- attention séminaire, loups indésirables
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- Le fer à repasser au bureau
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- Ubu ou le sapeur camembert
Tu m’amuses beaucoup avec ça ! (d’ailleurs, je ne sais quel billet privilégier !)
Moi qui suis la reine (non pas des pommes pour une fois) des démonstrations, je me suis souvent usée à tenter d’expliquer ce genre de choses à des gens (les solutions ou les chemins à choisir) et puis je me suis rendue compte d’une chose : quand on a affaire à des gens de mauvaise foi, RIEN ne peut les détourner de leur idée !
Alors … soit on les subit ces gens là, en rongeant le crayon, soit on les envoie paître ailleurs !
Alors moi je trouve que c’est très bien mais rajoute quand il est né comme ça vous aurez de l’argent Aaaaaaaa
Switchie2 : Edward John Smith (27 janvier 1850 - 15 avril 1912)