
Dans leurs batailles, les hommes d’autrefois portaient des cuirasses ; pas nous (on n’en supporterait même plus le poids). Il y avait aussi pour leur esprit une armure de pensées ; de surcroît, dès l’enfance, on les avait, judicieusement, aguerris. Notre cuirasse n’a plus que des défauts par lesquels tous les coups portent ; et nos pensées se retourneraient plutôt contre nous comme autant de flèches ou d’épieux.
Je lisais ce texte de Philippe Jaccotet cet après midi en me balladant au Luxembourg… Manque de cuirasse mentale en effet… Et il faut pourtant se battre et ne pas y laisser sa peau. Contre Alzheimer… Et le reste… les dragons, le mal…
La cuirasse extérieure ne compte pas ! c’est la force intérieure qui permet de ne pas y laisser sa peau, et cette force là, elle est admirable.
Pomme