
Tout à l’heure, dans le vent frais, la lumière jouait avec l’ombre des feuilles de l’arbre sur la petite maison que j’aime bien… Au bout de l’avenue, ils vendaient du muguet et moi je regardais cette ombre en mouvement sur la pierre : aucun musée n’arrivera jamais à me procurer autant de joie intérieure que la beauté de la lumière qui tombe sur le monde…
Chaque fois j’entends intérieurement la phrase de la Bible où, aux premiers jours de la Genèse, il est dit : Il y eut un soir, puis il eut un matin… Et Dieu vit que c’était bon.
L’arbre qui faisait du Tai Chi…
Si c’est mon ombre qui décide maintenant…
L’ombre du bel arbre de Willy Ronis